Une charpente ancienne qui a tenu jusqu'ici est rarement à déposer en entier. Les désordres se concentrent presque toujours aux mêmes endroits, et le reste du bois est souvent sec depuis un siècle. Nous taillons du neuf sur mesure, et nous greffons plutôt que nous déposons — selon le NF DTU 31.1.
Six interventions, du bâtiment entier à la pièce isolée. La plus fréquente n'est pas la plus lourde : c'est la greffe.
Fermes, pannes et chevrons taillés pour votre bâtiment. Les sections et les portées se calculent, elles ne se choisissent pas à l'œil : c'est le calcul qui commande, pas l'esthétique.
Sur le bâti ancien, nous préférons presque toujours greffer que déposer. Une charpente centenaire qui a tenu jusqu'ici a rarement besoin d'être remplacée en totalité.
L'enture greffe une pièce neuve sur une pièce ancienne saine ; le moisage renforce sans déposer. Deux gestes qui évitent de refaire ce qui n'a pas besoin de l'être.
Une structure exposée aux intempéries n'appelle ni la même essence ni le même traitement qu'une panne abritée. C'est ce qui distingue une pergola qui tient vingt ans d'une pergola qui grise et travaille en trois hivers.
La durabilité d'une terrasse bois se joue sous les lames, dans ce qu'on ne voit plus une fois posé : lambourdage, ventilation sous platelage, fixations inox.
Sondage à la pointe, identification des attaques — capricorne des maisons, petite vrillette — puis traitement fongicide et insecticide adapté à la classe d'emploi de chaque pièce.
Sur ces chantiers du Gard et de l'Hérault, la règle a toujours été la même : on ne dépose que ce qui doit l'être.
Le NF DTU 31.1, révisé en juin 2017, fixe les règles de conception et de mise en œuvre des charpentes traditionnelles et des structures poteaux-poutres. Il encadre aussi les classes d'emploi du bois : une pièce exposée aux intempéries n'appelle ni la même essence ni le même traitement qu'une panne abritée en volume clos.
On relève le bâtiment tel qu'il est, jamais tel qu'il devrait être. Les murs anciens ne sont ni d'équerre ni de niveau : l'épure part de la réalité mesurée, pas d'un plan théorique.
Chaque pièce est tracée puis taillée à ses cotes, avec ses assemblages. Le bois arrive brut et repart prêt à lever.
Un tenon logé dans sa mortaise et bloqué par une cheville en bois travaille en compression : il se resserre sous charge, là où une visserie se desserre avec le temps.
Sur l'ancien, on remplace la partie morte et on garde le reste. La greffe se fait sur bois sain, jamais sur une zone encore humide.
Contreventement, appuis maçonnés, calage. Les abouts en contact avec la maçonnerie sont isolés de l'humidité : c'est très exactement là qu'une charpente meurt.
Le choix ne se fait pas sur la teinte : il se fait sur la portée, sur l'exposition, et sur ce que la pièce va devoir supporter pendant cinquante ans.
Dur, dense, durable, et le bois du bâti ancien d'ici. Une réserve à connaître : ses tanins attaquent le zinc, donc tout contact avec une zinguerie doit être isolé.
Naturellement durable en purge d'aubier, disponible en fortes sections, avec une teinte rosée qui se patine bien. Le bon compromis sur une charpente neuve visible.
Économique et facile à travailler, mais peu durable naturellement : il exige un traitement adapté à sa classe d'emploi, sans quoi il ne tient pas.
Une charpente ne se juge pas depuis le sol. Voici ce que nous sondons systématiquement — ce sont ces points, et non l'aspect général, qui décident entre une reprise ponctuelle et un chantier lourd.
Les extrémités de pannes et de poutres scellées dans le mur. C'est là que l'humidité stagne, et c'est là que se trouvent la quasi-totalité des désordres que nous reprenons.
Une noue mal façonnée, un abergement bâclé ou un chéneau qui déborde amènent l'eau toujours au même endroit. Le désordre du bois suit le défaut de la couverture.
Sondage à la pointe, trous de sortie, vermoulure. Les larves xylophages viennent après, sur un bois déjà humide : l'insecte est un symptôme, pas la cause première.
Un assemblage qui a pris du jeu se voit et se mesure. C'est ce qui décide entre un simple recalage, un moisage, ou le remplacement d'une pièce.
Partout où une pièce de chêne touche du zinc, on vérifie l'isolation entre les deux : les tanins du bois attaquent le métal, et le désordre apparaît côté zinc alors que la cause est côté bois.
Une charpente qui ne sèche jamais finit par pourrir même sans fuite. Combles calfeutrés, closoirs obstrués, ventilation de faîtage absente : on regarde d'où l'air entre et par où il sort.
Nous ne publions pas de tarif au mètre carré : une charpente ne se chiffre pas sans être monté voir, et un prix annoncé à l'aveugle ne tient jamais une fois la couverture ouverte. Voici ce qui fait réellement varier la note.
Deux-pans, croupe, arêtiers et noues multiples : chaque brisure ajoute des coupes, des assemblages et du temps de taille.
Le chêne, le Douglas et le pin ne sont pas au même prix, et les fortes sections coûtent davantage que la somme de leurs mètres cubes.
Une restauration se chiffre après sondage : tant qu'on n'a pas ouvert, on ne sait pas quelle proportion du bois est réellement à reprendre.
Une ferme se lève à la grue ou à bras selon le terrain. L'accès pèse parfois plus lourd dans le devis que le bois lui-même.
Un traitement curatif généralisé n'a rien à voir avec un traitement préventif ciblé sur trois pièces.
Si la couverture, l'isolation ou la zinguerie sont reprises en même temps, l'échafaudage et la dépose ne se paient qu'une fois.
« Un excellent jeune artisan, très professionnel et d'une gentillesse remarquable. […] »
La vraie différence n'est pas esthétique, elle est volumétrique. Une fermette remplit les combles d'un maillage de petites sections qu'on ne peut pas retirer sans refaire la structure. Une charpente traditionnelle laisse le volume libre : c'est ce qui permet d'aménager, aujourd'hui ou dans quinze ans.
Rarement en totalité. Les désordres sont presque toujours localisés au même endroit : les abouts de pannes et de poutres encastrés dans la maçonnerie, et les zones situées sous une infiltration de couverture. Le reste, sec depuis un siècle, est souvent en parfait état.
Souvent, jamais sans vérification. Une charpente ancienne n'a pas été dimensionnée pour supporter un plancher habitable, des cloisons et du mobilier. On contrôle les sections et les portées, on renforce si besoin — et c'est le bon moment pour l'isolation.
L'eau, dans la quasi-totalité des cas. Une noue mal façonnée, un abergement de cheminée bâclé ou un chéneau qui déborde amènent l'humidité précisément sur les abouts encastrés, c'est-à-dire au pire endroit. Les insectes à larves xylophages viennent ensuite, sur un bois déjà humide.
Une reprise ponctuelle se compte en jours. Une charpente neuve ou une restauration lourde se comptent en semaines, taille comprise. Dans tous les cas, une charpente ouverte ne passe jamais la nuit sans protection.
Oui. Les prescriptions peuvent porter sur les débords, les sections visibles ou l'aspect des bois. Nous en tenons compte dès l'épure, pas au moment de la pose.
Nous travaillons dans tout le Gard et l'Hérault, à moins d'une heure d'Aujargues.
Le déplacement et le diagnostic sont gratuits. Vous recevez un devis détaillé poste par poste sous 48 heures, avec l'attestation de garantie décennale.