Elle fuit aux points singuliers : là où deux pans se rencontrent, là où la couverture bute contre un mur, une souche ou une fenêtre. Tous ces points relèvent de la zinguerie, et c'est là que se joue l'étanchéité de votre toit. Nous relevons, plions et soudons chaque ouvrage sur mesure, dans le respect du NF DTU 40.41.
Un ouvrage de zinguerie ne s'achète pas, il se fabrique. Chacun de ceux-ci est relevé sur votre toiture, puis façonné à ses cotes.
Zinc naturel, prépatiné ou anthra-zinc, façonnés à la longueur du bâtiment. Crochets, naissances et coudes posés avec une pente régulière : une gouttière bien posée ne garde pas d'eau après la pluie.
L'ouvrage le moins pardonnant du métier : encastré dans la maçonnerie, le moindre défaut se déverse à l'intérieur du mur au lieu de l'extérieur. Relevés, trop-pleins et dilatation maîtrisée.
C'est le point d'infiltration numéro un d'une toiture : il se traite au zinc, jamais au mastic. Bavettes, contre-bavettes et noquets soudés, raccordés à la couverture existante.
La ligne où deux pans se rencontrent concentre l'eau de deux versants. Nous la façonnons d'un seul tenant quand la longueur le permet, avec un développé suffisant pour absorber les fortes pluies cévenoles.
Là où la couverture bute contre un mur. Engravure dans la maçonnerie, relevé suffisant, fixation mécanique : le mastic seul ne tient pas une saison.
Murets, acrotères, lucarnes, bandeaux et ornements. Le zinc protège la maçonnerie de l'eau qui la ronge par le haut — et il le fait pendant cinquante ans.
Ces photos viennent de chantiers réels, dans le Gard et l'Hérault. C'est le seul moyen de juger un travail dont l'essentiel se trouve à sept mètres du sol.
Ces documents ne sont pas décoratifs : ce sont eux qui fixent le développé minimal d'une noue, le recouvrement d'un solin ou l'espacement des crochets. Une pose non conforme se voit rarement le jour de la réception, et toujours au premier gros épisode pluvieux.
Sur du bâti ancien, rien n'est d'équerre et une cote théorique ne sert à rien. On mesure le bâtiment tel qu'il est, pas tel qu'il devrait être.
Le développé, c'est la largeur de tôle à plat nécessaire pour obtenir la pièce finie. Il se calcule, puis se plie à la plieuse — et à la main pour les formes que la machine ne fait pas.
Les jonctions sont soudées au fer et à l'étain, pas collées ni masticées. Une soudure propre est continue et régulière : elle dure aussi longtemps que la tôle qu'elle assemble.
Fixations en matériau compatible avec le zinc, pente régulière, recouvrements conformes. Un ouvrage bien posé se contrôle à l'œil nu après la première pluie.
Le zinc travaille avec la température, et bien plus que la maçonnerie qui le porte. Sans joints de dilatation ni pattes à ourlet, une longue ligne finit par se déformer, puis par se fendre.
Le NF DTU 40.41 encadre la couverture en zinc, le NF DTU 40.5 l'évacuation des eaux pluviales. Ce sont eux qui fixent le développé minimal d'une noue, le recouvrement d'un solin et l'espacement des crochets — et ce sont eux que nous appliquons, y compris quand personne ne viendra vérifier.
Vous pouvez en vérifier une bonne partie vous-même, depuis le sol ou une fenêtre. C'est la manière la plus simple de juger une zinguerie sans être du métier.
L'eau qui ruisselle sur du cuivre puis sur du zinc provoque une corrosion galvanique : le zinc est percé en quelques années. Les deux métaux ne se croisent pas sur un même écoulement.
Les tanins de ces bois attaquent le zinc. C'est un cas courant sur le bâti ancien d'ici, où les charpentes sont en chêne : tout contact doit être isolé.
Il tient une saison, masque la progression de la corrosion, et coûte au final le remplacement complet. Une tôle percée se ressoude ou se change.
L'eau stagnante provoque la « rouille blanche », qui n'est pas protectrice comme la patine : elle ronge, et elle finit par percer.
Une noue trop étroite fonctionne onze mois sur douze et déborde au premier gros orage, exactement quand elle devrait servir. Le NF DTU 40.41 fixe un développé minimal, et il n'est pas décoratif.
Une vis ou un crochet dans un métal mal choisi crée un couple galvanique au point de fixation. La ligne tient, et elle se perce autour de chaque point — un défaut qui met cinq ans à se voir.
Nous ne publions pas de tarif au mètre : sur ce métier, un chiffre annoncé sans avoir vu le chantier est au mieux inutile, au pire malhonnête. En revanche, voici exactement ce qui fait varier une facture de zinguerie.
Un chéneau à douze mètres derrière une haie ne se pose pas comme une gouttière de plain-pied. L'échafaudage ou la nacelle pèsent souvent plus que le zinc lui-même.
Une pièce large ou à géométrie complexe demande plus de tôle et plus de temps de façonnage. Une noue droite et une noue de croupe n'ont rien à voir.
Une planche de rive pourrie ou un about de panne humide se reprennent avant de poser le zinc, sinon l'ouvrage neuf repose sur du mou.
Naturel, prépatiné ou anthra-zinc : le prix de la tôle varie, et les secteurs protégés imposent parfois une teinte précise.
Le diagnostic sert d'abord à ne pas vous faire payer ce qui n'a pas besoin d'être changé. Une reprise ciblée coûte souvent le dixième d'une réfection.
Une mise hors d'eau immédiate se chiffre à part de la réparation définitive, et les deux figurent séparément sur le devis.
« Tom a réalisé un super travail d'étanchéité. […] »
Trente à cinquante ans selon l'exposition, à condition que les gouttières soient dégagées deux fois par an et que la pente soit conservée. Le zinc se protège seul en développant une patine de carbonate de zinc : c'est ce qui lui donne cette durée de vie sans peinture ni traitement.
Le zinc pour la durabilité et parce qu'il se façonne sur mesure, ce qu'aucun profilé standard ne permet sur du bâti ancien. Le PVC reste une solution économique sur une gouttière droite en construction neuve, mais il se déforme au soleil et ne se répare pas.
Se réparent : une soudure qui suinte, un crochet fléchi, un coude percé. Se remplacent : une corrosion généralisée au fond du chéneau, un élément déformé sur plusieurs mètres, ou déjà colmaté au mastic.
Mise hors d'eau sous 48 heures, et sous 24 heures pour les fuites actives — après diagnostic du point d'entrée réel, qui se situe souvent à plusieurs mètres de la tache visible au plafond.
Oui. Sur les centres anciens d'Uzès, de Nîmes ou de Sommières, les prescriptions portent notamment sur les teintes et les formes visibles depuis l'espace public. Nous en tenons compte dès le relevé.
Techniquement oui, et nous le déconseillons presque toujours. Le zinc se protège seul en formant sa patine ; une peinture l'en empêche, s'écaille au bout de quelques années et retient l'humidité contre le métal sous les cloques. Si c'est la teinte qui vous gêne, le zinc prépatiné ou l'anthra-zinc règlent la question à la pose, définitivement.
Garantie décennale, avec l'attestation jointe à chaque devis. La mise en œuvre suit le NF DTU 40.41 pour la couverture et le NF DTU 40.5 pour l'évacuation des eaux pluviales.
Nous travaillons dans tout le Gard et l'Hérault, à moins d'une heure d'Aujargues.
Le déplacement et le diagnostic sont gratuits. Vous recevez un devis détaillé poste par poste sous 48 heures, avec l'attestation de garantie décennale.